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 De la lumière à l'ombre [ contenu pouvant choquer ]

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Deliciae Virtus

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MessageSujet: De la lumière à l'ombre [ contenu pouvant choquer ]   Ven 19 Fév - 23:17

Voici le récit d'un évènement qui fut très marquant dans l'histoire de Deliciae. Je déconseille aux âmes trop sensibles de le lire :

De la lumière à l'ombre

Le soleil était encore haut dans le ciel quand elle fut à porter de vue de l’endroit. Un camp, formé par quelques bâtiments en pierre qui devait être là depuis des décennies , voir bien plus. Elle s’approcha sans bruit, tendant ses oreilles allongées pour tenter de capter le moindre bruit suspect. Elle pouvait observer les hommes à l’intérieur, il y en avait de presque toutes les races, les brigands ne font pas dans la racisme. Elle avenca encore à travers la végétation dense de la jungle de Strangleronce, profitant de l’ombre des arbres et des broussailles pour être aussi discrète que les panthères.

La mission était simple, elle devait entrer, trouver leur cache, et récupérer des documents pour les remettre ensuite à son commanditaire, un orc. Elle n’avait pas demandé la raison, et n’avait pas pris la peine de demander ce que contenait les documents comme informations. Elle se contentait d’exécuter la mission et de recevoir son argent, c’est tout ce que se devait de faire un mercenaire à ses yeux.

Elle tourna autour des bâtiments durant plus de deux heures, repérant les lieux et présumant de l’emplacement de la cache. Elle imaginait l’architecture à l’intérieur des bâtisses et préparait son plan de route en conséquence. Le soleil approchait de la fin de sa course et rasait la mer au loin. Le crépuscule offrait des ombres plus larges et étendues, distinguer une forme noire à ce moment de la journée devenait plus difficile, c’était donc le moment que choisit la jeune elfe pour pénétrer à l’intérieur.

Elle avançait dans les couloirs avec lenteurs et précisions, ses pieds glissaient au dessus du sol en ne faisant aucun bruit quand ils se posaient. Les quelques patrouilles étaient composés d’homme traînant le pas et qui regardait parfois de gauche à droite avec mollesse. Elle n’eu même pas besoin de les assommés pour passer leur pitoyable défense et du se retenir de rire en passant devant les gardiens de la cache, ils dormaient. Elle agita la main devant leur visage et fit un peu de bruit pour vérifier qu’ils furent profondément endormis, puis elle passa la porte.

Elle se mit à fouiller avec entrain et méthode. Le vol était sûrement son activité préférée, elle n’avait pas besoin de tuer, ce qui lui permettait de respecter les enseignements de sa tante adoptive, et elle pouvait satisfaire sa curiosité et sa cupidité personnelle. Elle pensait déjà rapporter quelques objets qu’elle avait repéré. Elle entendait déjà les reproches qu’on lui faisait quand elle agissait comme ça :
-Alumila, je peux savoir d’où proviennent ces objets ? déclarait Aviana, mains sur les hanches, affichant un regard sévère. Malheureusement le sort avait séparé la jeune Alumilia de celle qui avait accepté de l’élever. Elle avait changé plusieurs fois de nom et d’apparence, mais elle n’avait jamais osé revoir sa tante, persuader qu’elle la reconnaîtrait.
Elle trouva les documents sans même s’en rendre compte, puis cligna des yeux rapidement pour lire quelques lignes sur chaque. On y évoquait l’alliance et la horde, son peuple était nommé Elfe de sang plutôt que Sin’doreï et cela la fit sourire sans vraiment qu’elle sache pourquoi.

Elle se retourna vivement, il était temps de partir. Elle colla son oreille à la porte et le silence la rassura, elle posa la main sur la poignée de la porte qui s’ouvrit à la voler, la frappant de plein fouet. Elle tomba à la renverse, alors que la douleur se rependait en un flot continu dans ton son corps, puis elle tenta de se relever rapidement. Un coup lui fit perdre l’équilibre, et elle s’effondra dans le noir complet avec comme dernière image celle d’un humain souriant de toutes ses dents d’un air malsain.
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Deliciae Virtus

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MessageSujet: Re: De la lumière à l'ombre [ contenu pouvant choquer ]   Sam 20 Fév - 3:01

Elle se réveilla par tranche successive. D’abord son nez qui lui permit d’identifier l’odeur de transpiration qui semblait avoir envahit les lieux, ça ne pouvait pas être l’œuvre d’un seul homme. Ce fut le tour de ses oreilles, qui lui transmirent des bribes de conversations sans aucun sens, ils parlaient en commun, mais surtout des rires, encore et encore. Enfin, ses yeux s’ouvrirent alors que le reste du système nerveux ce remit également en marche, hurlant leur douleur. Il y avait une dizaine d’homme autour, il ne faisait pas attention à elle et discutait. Etant donner leur manière de ce comporter, il devait s’agir des chefs de fils de la troupe de brigand. L’homme qui l’avait assommé était là lui aussi, il était le centre de la cohésion visiblement, sans lui tout partirait en guerre intestine, il imposait le respect aux autres. Le respect mais aussi la peur.

Alumilia arrêta son observation pour faire un constat d’elle même, elle était couchée au centre de tout ces hommes, directement sur le sol d’une salle cylindrique, désarmée. Elle n’avait pas été blessée et son corps répondait parfaitement à ses attentes, elle chercha une fenêtre du regard et se prépara à tenter sa chance quand un regard se posa sur elle. Elle ne comprit pas les paroles de l’humain mais tout le monde se mit à la regarder. Elle sauta sur un elfe de sang - sûrement l’homme le plus menu de la troupe -, et le renversa sans peine, avant de s’élancer vers la fenêtre. Elle esquiva d’un bon la tentative d’un humain pour la saisir et écrasa le visage de l’idiot sur la pierre froide pendant qu’il avait encore sa tête au dessous d’elle. Elle roula au sol pour éviter d’autres mains avide et se releva à quelques pas de son échappatoire quand une masse musculaire la percuta de coté. Son corps se souleva comme un fétu de paille et fut propulsé sur le coté. Des doigts la saisire de toute part et la soulevèrent alors que d’autres s’attardaient un peu trop longtemps sur ses formes. Elle se débattit et tenta de se dégager quand l’humain, chef de la troupe, se posa devant elle un sourire ravie aux lèvres. Il articula un thalassien parfait.
-Ravie de voir que tu possèdes encore de la volonté, il sera satisfaisant de te briser.
Elle cracha au visage de l’homme, réaction inutile mais elle se devait de faire quelque chose. Il se mit à rire, imiter par tout les autres. Alumilia fut projetée au sol et maintenu coucher. Elle se mit à battre des jambes avec frénésie comprenant ce qui allait se passer. Elle en avait entendu parler, elle en avait parlé, pour peu elle en avait été témoins mais jamais elle n’accepterait que cela lui arrive à elle.
L’homme capitaine s’accroupit devant elle une dague à la main et entreprit de retirer lentement et avec méthode ses vêtements, se débarrassant du cuir et tranchant le tissu. Il faisait cela avec une infinie lenteur, s’amusant de la panique d’Alumilia qui gigotait comme un vers, mais il ne pu prévoir l’énergie désespérer de la jeune femme. Elle libera un de ses bras, et la seconde d’après son poing s’écrasa au milieu du visage de l’homme qui se tenait au dessus d’elle. Elle usa de sa souplesse pour entamer une roulade arrière, faisant s’écraser ses jambes sur deux des hommes qui la retenaient mais un poing s’abattit sur sa mâchoire quand elle se releva, elle s’écrasa au sol et fut remise dans la position qu’elle avait eu tant de mal à quitter. Elle avait le goût de son propre sang dans la bouche, le capitaine se pencha au dessus d’elle une expression furieuse sur le visage.
Il approcha la dague de son œil. La lame pénétra dans la chair, il avait visé avec précision de façon ne pas atteindre la vue d’Alumilia mais la douleur arrache un crie à la jeune femme, on lui maintenait la tête alors que la lame descendait lentement vers la bouche laissant un sillage de sang derrière elle. Jamais elle n’aurait cru avoir autant de souffle, la douleur et son crie sembla durer plusieurs heures de façon ininterrompu mais tout cessa au bout d’une minute.
On alla chercher un miroir pour qu’Alumilia puisse se voir dans le reflet. La cicatrice s’étendait sur toute sa joue droite, jusqu’à ses lèvres, les relevant très légèrement. Elle était défigurée. L’homme hurlait tenant le miroir devant ses yeux, parfois si proche de son visage qu’elle avait plusieurs fois pensé qu’il allait frapper avec.
-Regardes ! Regardes ce que tu es maintenant ! Tant que t’auras cette gueule tu seras notre pute ! Tu fais partis de notre harem ! Il hurlait ces mots, rigolait puis hurlait de nouveau, les autres ne savaient pas s’il fallait rire ou se taire, dans le doute, ils préférèrent la deuxième solution. La jeune elfe se regardait encore et encore, elle trouva au fond d’elle la force de ne pas pleurer devant le spectacle de sa joue, mais elle n’arrivait toujours pas à surmonter l’image de la balafre.
Le manège de l’homme dura encore une vingtaine de minute, puis il détruisit le reste de vêtement d’Alumilia. Il écrasa la partie droite du visage d’Alumilia sur la pierre, l’obligeant à lui montrer son meilleur profil. Elle gigota, hurla, cracha mais elle savait elle même son sort sceller. Le viol qui s’ensuivit resta à jamais graver en elle, une marque un fer rouge dans son esprit, aussi nette et précise que la cicatrice qu’elle pouvait voir tout les jours. Le temps vacilla alors qu’ils torturaient la jeune femme, les uns après les autres. Elle hurla au début, pleura ensuite puis vint le silence. Ce fut sa première relation avec un homme…
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Deliciae Virtus

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MessageSujet: Re: De la lumière à l'ombre [ contenu pouvant choquer ]   Lun 22 Fév - 2:32

Les yeux de l’elfe était vide, Alumilia la regardait suspendu dans les airs comme un fantôme. Elle était plutôt jolie de profil, mais dès qu’elle l’apercevait de face, elle était secouée par une vague de dégoût, la cicatrice était vraiment horrible. Cette pauvre elfe lui inspira de la pitié quand elle resta comme morte sur le sol alors qu’un homme se levait d’haut dessus d’elle, elle partagea sa douleur quand on lui attrapa ses cheveux noirs et qu’on se mit à la traîner à travers les couloirs de pierres sombres, elle lui inspira la colère dans son corps fut jeté dans une cellule comme un vulgaire sac de viande. Mais quand la porte se referma, elle était cette elfe si pathétique, elle était ce qu’elle n’avait jamais voulu être, elle était une femme brisée.

Elle se traîna dans un coin et trouva des lambeaux de vêtement qu’elle passa sur elle. Ses yeux se posèrent sur les murs de sa prison, une petite cavité dans le mur laissait entrer la lumière pâle de la lune, et la torche du couloir éclairait à travers les barreaux de la petite fenêtre sur la porte en métal. Des paires d’yeux étaient posés sur elle.

Les premiers d’un bleu vif et pure appartenait à une femme qui ne l’était pas, son corps était couvert de crasse, ses cheveux châtains avaient perdu leur couleur face à la saleté. Il s’agissait d’une humaine, et son ventre arrondi trahissait ce que les viols avaient provoqué chez elle. Elle semblait souffrir le martyre, et les pauvres aménagements faits pour elle ne pouvaient rien y faire. Son regard, malgré tout, était encore vivace.
La deuxième paire appartenait à une femme aux cheveux grisâtres, jadis blanc comme neige, les pupilles argent et sa peau brunâtre trahissaient son appartenance au peuple des Kaldoreïs. Son regard commençait à mourir, comme il avait été le cas pour Alumilia durant une courte période.
La dernière paire était vert émeraude et appartenait à une autre elfe de sang. La personne qui regardait à travers ces derniers était plus jeune qu’Alumilia, et ses cheveux bruns étaient aussi sales que ceux des autres filles. Elle ne posa son regard qu’un instant sur la nouvelle venue puis se remit à observer l’extérieur. Elle ressemblait à un fauve avec sa coiffure hirsute, mais elle regardait dehors comme le fond les animaux après des années de captivité, il n’espère plus rien. Ses yeux étaient vides, et Alumilia comprit que c’était le cas depuis déjà longtemps.

Elle se recroquevilla dans son coin et laissa sa tête tomber sur ses genoux puis se mit à sangloter. Personne ne s’approcha d’elle.
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Deliciae Virtus

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MessageSujet: Re: De la lumière à l'ombre [ contenu pouvant choquer ]   Lun 22 Fév - 2:32

Les jours qui suivirent se ressemblèrent étrangement, et une semaine passa. Les hommes venaient, ouvraient, désignaient, puis violaient avant de ramener la pauvre femme comme un vulgaire morceau de viande froide.
Les deux premiers jours, elle se cramponna à l’idée que sa famille adoptive allait la chercher.
Les deux jours suivant, elle pensa que ses amis viendraient forcément à son secours, ce n’était qu’une question de temps.
Les deux jours qui suivirent, elle imagina que ses contacts commençaient à avoir des soupçons et avaient engagé des hommes pour la retrouver, des hommes capable de faire cela avec une grande facilité.
Le septième jour, elle était détruite.

Une autre semaine passa dans la même lente et terrible routine. L’elfe de la nuit, qui disait s’appeler Nilfia, avait perdu la dernière parcelle de volonté et Alumilia était sur le point de la rejoindre. La femme enceinte, Melanne, approchait dangereusement du jour fatidique, et hurlait parfois sa douleur, et la jeune elfe de sang se surprit parfois à envier sa position, et malgré que cette pensée lui paraissait horrible, elle ne pouvait s’en empêcher, au moins elle n’avait plus à servir de trous – comme ces salauds les appelaient – pour les brigands. La dernière n’avait pas ouvert la bouche depuis l’arriver d’Alumilia, on lui certifia qu’elle n’était pas muette, elle était juste détruite.
Le mercredi de la troisième semaine ce fut le tour de Nilfia. Elle se leva comme une machine et ne fit pas le moindre geste brusque, elle était morne et avançait comme un véritable zombie, les bras ballants le long de son corps fin. Elles étaient nourries de manière à pouvoir garder leurs formes, un minimum, et laver une fois la semaine pour éviter qu’elles ne sentent trop mauvais. Il profitait de ce moment pour vérifier qu’elle n’était pas malade non plus, leur but n’était pas de chopper la première saloperie venu de leurs putes personnelles.
Aucunes ne faisaient attention aux bruits venant de la salle où était la kaldoreï mais quand le crie désespérer de Nilfia résonna à travers le camp, toutes tressaillirent. Cela faisait des jours qu’elles ne criaient plus qu’en c’était leur tour. La peur et l’incompréhension passa sur les traits de chaque femme de la cellule. Alumilia regarda à travers les barreaux mais n’aperçut rien, juste les cries horribles de l’elfe de la nuit qui se poursuivaient. Puis le silence. Un terrible malaise s’installa, il n’y avait pas les ricanements habituelles des hommes fiers d’avoir accomplie leur besogne, rien que les bruits sourds de la nature luxuriante à l’extérieur. La porte s’ouvrit et on entendit le bruit d’un corps traîner sur le sol.
-Ce n’ était donc rien, pensa Alumilia retournant dans son coin de la petite cellule.
La porte s’ouvrit et Nilfia fut jeter, son corps tomba sur la pierre et ses membres se plièrent dans des angles impossibles.
-On reviendra chercher le cadavre dans pas longtemps, lança l’homme avec dégoût.
Elle ne pouvait pas le croire. Melanne se mit à sangloter alors que la muette se recroquevilla sur elle même. Alumilia s’approcha du corps et tenta de trouver l’étincelle de vie qui devait y rester, mais sa recherche fut vaine. Elle fuit dans le coin et regarda le cadavre.

Elle chercha en elle le brasier de sa volonté, il était infime, elle l’avait laissé mourir, c’était même étonnant qu’il est tenu jusque là, elle le pensait éteint depuis longtemps. Elle eu peur de se feu ridicule qui lui avait servit jadis à surmonter les épreuves, puis l’image de Nilfia, vivante, puis morte, lui revint. Elle se jeta toute entière dans ce brasier, elle se laissait mourir de l’intérieur. Elle ne perdit pas sa volonté par cette manœuvre mental, ce fut l’inverse. Elle sacrifia ce qui lui restait d’elle même pour créer une volonté implacable. Ce jour là, Alumilia cessa d’exister.
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MessageSujet: Re: De la lumière à l'ombre [ contenu pouvant choquer ]   Lun 22 Fév - 2:33

Les jours qui suivirent furent les plus durs. Après la mort de Nilfia, n’étant plus que trois – deux puisque Mélanne était dispensée – les tours des deux elfes s’enchaînaient. L’elfe de sang avait commencé à travailler la pierre de la cellule avec tout l’acharnement de sa rage récemment découverte. Elle extirpa une petite roche et la cacha rapidement sous la paille de son coin et se mit à la tailler comme elle pu, jour après jour.
Mais tout s’accéléra quand Mélanne mit au monde l’enfant, dans la cellule. Les deux sin’doreï n’avait aucune idée de l’aide qu’elle devait apporter et tentèrent tant bien que mal d’être un bon secours. Alors que l’ancienne Alumilia faisait un nouvel allée-retour pour apporter de quoi nettoyer le sang et la sueur, l’humaine l’agrippa avec force, bien plus de force qu’elle semblait pouvoir déployer.
-Tues le, articula t’elle dans un thalassien approximatif, tues l’enfant.
L’elfe fit un pas de recul les yeux grands ouverts, elle préférait croire qu’elle était devenu folle et qu’elle n’était pas sérieuse, mais le regard de Melanne lui certifiait le contraire.
-Je vais crever dans cet endroit. Je ne veux pas… elle tenta de respirer mais son visage exprimait juste de la douleur. Si c’est une fille, je ne veux pas qu’elle devienne comme nous, nouvelle surcharge de douleur, si c’est un garçon, je ne veux pas qu’il devienne comme eux. Elle souffla avec force et hurla quand la tête passa dans le monde réel. L’ancienne Alumilia regarda l’enfant naissant puis la mère qui hocha simplement la tête les dents serrées.
Melanne expira en donnant la vie, et l’elfe devait simplement détruire ce pourquoi elle était morte, c’était sa dernière volonté. Elle se contenta de soulever l’enfant et de passer ses mains autour de son cou. Le bambin hurlait de toute la puissance de ses cordes vocales, et elle ne comprenait qu’une accusation, une plainte, mais elle le fit. Elle serra de plus en plus fort, graduellement. Bientôt, l’enfant ne pu plus hurler et la mort survint par la suite. Elle avait vu une femme donner sa vie pour l’offrir à un autre, et elle avait tout reprit. Elle pleura dans son coin comme au premier jour. Son amour coulait sur ses joues, ne resta que la rage et la haine.
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Deliciae Virtus

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MessageSujet: Re: De la lumière à l'ombre [ contenu pouvant choquer ]   Lun 22 Fév - 2:34

Les sept jours qui suivirent, elle les passa à travailler sa pierre. Sa dernière compagne de cellule n’osait toujours pas parler et elle avait fini par l’ignorer presque totalement, elle s’avait juste qu’un jour sur deux ce n’était pas à elle de souffrir. Le huitième jour, elle avait entre les mains une véritable dague faite de roche.
Elle l’agrippa de toute les forces qui lui restait et attendit. On allait bientôt venir en chercher une des deux, l’autre. Elle aurait donc pu attendre encore un jour, faire de ce rocher pointu une arme véritable, mais elle n’en avait pas besoin pour tuer. Elle ne supportait plus la situation depuis qu’elle avait perdu son nom, et elle n’allait pas tenir un jour de plus.
La porte s’ouvrit et l’homme fit un pas à l’intérieur avec nonchalance, il regarda la voisine de l’ancienne Alumilia puis tourna la tête vivement vers la forme qui se précipitait sur lui. Ses semaines à ne rien faire de ces dix doigts avaient fait de lui une tortue, ses réflexes dormaient et il ne put empêcher la jeune femme de lui enfoncer le roc dans la poitrine. La pointe traversa un poumon, l’air se mit à pénétrer et à s’échapper par saccade, il suffoquait mais il était encore en vie. Sa main se dirigea vers l’épée qu’il avait à la ceinture, quand la douleur explosa dans son cou. Les mâchoires de la femme s’étaient refermées avec force, les dents mordirent la chair et ne se retirèrent qu’après avoir été gorgées de sang. L’homme s’écroula au sol et la pierre sortit de sa poitrine pour y replonger une dizaine de fois. Il était mort dès le troisième coup.

Elle récupéra l’épée courte et se souvint de la manière de l’utiliser aussi vite qu’elle se souvint de la manière de tuer. Elle n’accorda pas un regard à celle qui avait partagé sa cellule et s’engouffra dans le couloir. Elle ne se donnait pas la peine d’être silencieuse, elle était devenu une bête et tout ceux qui se mettaient sur sa route en faisaient les frais. Elle tenait une épée dans chaque main et poursuivait son chemin sanglant sans ce soucier des quelques autres cellules devant lesquels elle passa.

Elle atteignit la salle qui avait servi de lieu aux sévices et où des hommes, nus, tentaient tant bien que mal de lui tenir tête arme au poing. Ils étaient une dizaine, la même dizaine que le jour de sa capture, et elle se félicita d’avoir été assez véloce pour arriver au milieu de leurs réjouissances. Elle ne prit pas la peine de prononcer un discours, ni même de hurler sa haine, elle fit un travail horrible et profitait de chaque goutte de sang versée. Elle en tua deux d’un coup simple à la gorge, un troisième termina la poitrine ouverte par trois grandes estafilades, les derniers eurent moins de chance. Elle trancha des membres quand elle le pouvait, et s’ils étaient assez idiot pour en lui laisser le temps, elle s’attaquait à ce qui leur servait de principal instrument de torture. La plupart termina ainsi émasculer, se vidant de leur sang en gémissant.

La femme qui était étendue sur le sol, couverte du sang des autres, tremblait de peur. Elle avait été violé par ces ordures qui terminaient leur misérable vie en se tordant comme des vers, mais c’est d’elle qu’elle avait peur. Elle en fut atteinte, à nouveau, et quand le regard suppliant de l’humaine devint insoutenable, elle l’égorgea en serrant les dents, si elle tenait à la craindre, cela devait être pour une bonne raison. Elle se releva, les mains couvertes de sang, sans lâcher les deux lames, elle fit un tour sur elle même pour regarder le carnage qu’elle avait commis et elle se rendit compte que tout cela la laissait de marbre. Il n’y avait rien à regretter dans tout ce sang verser, qu’ils méritaient de mourir ou pas, c’était sans importance, plus rien ne serait important.
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Deliciae Virtus

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MessageSujet: Re: De la lumière à l'ombre [ contenu pouvant choquer ]   Lun 22 Fév - 2:35

Elle s’approcha de l’unique bureau de la pièce et entreprit de le fouiller afin de trouver les clés de toutes les cellules. Elle se doutait que la plupart des filles mettraient des jours à oser sortir de leurs cages, trop détruite pour croire en la liberté, mais cela n’avait pas vraiment son importance dans l’équation, elle allait le faire simplement.
Un document en particulier attira son attention. Il s’agissait d’une traduction, une langue qu’elle n’avait jamais vue ou entendu auparavant, designer comme une variante ancienne du commun, parler à l’époque où les humains agissaient encore en clans et non en nation. Elle examina les différentes feuilles et fut attirer par deux mots, ils semblaient convenir parfaitement à ce qu’elle était devenu. Son nouveau nom fut ainsi trouver, Deliciae la perversion et Virtus la vertu : elle était donc le résultat de la corruption des bons penchants d’Alumilia, Deliciae Virtus.
Elle abandonna les pages après avoir trouver son nom et se remit en quête des clés qu’elle trouva après quelques minutes de recherche. Un bruit de pas attira son attention et elle se releva vivement quand un choc fracassa quelques choses au haut de sa nuque. Contrairement à la pensée qui atteignit instinctivement son esprit elle ne tomba pas dans l’inconscience total.
Elle heurta le sol en silence, puis elle entendit les pas de l’homme alors que sa vue était brumeuse. L’odeur de transpiration l’atteignit une fois encore et elle reconnut celle du capitaine des brigands. Le sang séché sur ses dents lui rappela ce qu’elle avait fait et ce qu’elle allait faire, mais la douleur, elle, fut ignorée. Elle se releva d’un bond et le chef fit un pas de recul les yeux écarquillés, « tu devrais êtres morte » disaient ceux ci, mais Deliciae n’en avait pas grand chose à faire. Ses mains atteignirent le vide, mais quand elle baissa les yeux, elle tenait la garde d’une épée, son bras partie en arrière sans raison et elle vit la lame du capitaine planter dans celui ci. La douleur n’intervenait toujours pas.
Elle évita un nouveau coup mais ses pieds se déplaçaient dans l’air, elle attrapa et dégaina ses armes, alors que son bras blessé refusait toujours de lui faire comprendre qu’il n’aurait pas du pouvoir le faire. Elle porta sa main gauche à sa nuque avant de saisirent la deuxième épée mais ne sentit rien, pas même sa peau. L’homme attaqua de nouveau, ne lui laissant pas le temps de réfléchir à ce nouvel état, qui se révéla très utile. Elle ne tarda pas à comprendre les avantages et les défauts de ce dernier, ne craignant pas la douleur, elle s’autorisait des parades directement avec le bras déstabilisant son adversaire qui se pensait hors de porter, mais en contre-partie elle ne savait pas quand ce même bras allait la lâcher puisqu’elle ne disposait plus du message annonçant l’état critique.
Pour Deliciae la mort du capitaine fut comme les autres finalement, sans importance.

Elle utilisa des lames plus ou moins propres pour observer sa nuque à travers les reflets, et elle put y voir une large cicatrice. La base du système nerveux se trouvait être le cerveau et la colonnes vertébrales, elle avait assez étudié les poisons pour comprendre que ces zones permettaient de paralyser une personne plus rapidement qu’en usant d’une piqûre dans le bras. Ses nerfs avait donc été atteint. Elle entreprit de faire un constat corporel et psychique d’elle même et la conclusion fut qu’une chose unique lui manquait, la faculté de sentir les choses en contact avec elle même, elle avait perdu le sens du toucher.

Son nouvel état lui permit d’accepter la nouvelle avec pragmatisme. Elle comprit que cela s’était révélé utile dans son combat avec le capitaine. Elle ne ressentait plus la douleur et devenait donc insensible à de nombreuse forme de torture, ainsi qu’à nombre de poison. L’inconvénient c’est qu’elle ne pouvait pas saisir un objet qui « devait » être là, il fallait qu’il « soit » là, car ne pouvant pas le sentir, il lui faudrait tout vérifier par la vue, à moins d’avoir une entière certitude sur l’emplacement des choses. L’autre inconvénient survenait l’hors de tentative de meurtre, elle ne pouvait pas sentir une dague plantée dans son dos, à moins que le coup ne la fasse vacillé et qu’elle puisse comprendre qu’une pression avait été exercé dans son dos, mais c’était une chose rare. Elle ne pouvait plus, également, s’autoriser à dormir totalement désormais, car un assaut porté dans son sommeil, même s’il n’est pas mortel ne la réveillerait pas. Elle devrait changer sa manière de faire désormais, autant que sa façon de combattre.

Elle fit le tour des cellules et les ouvrit une à une. La plupart des femmes posaient sur elle des yeux vides et ne manifestaient aucune volonté, d’autres semblaient la craindre autant qu’elles avaient craint les brigands et se recroquevillaient sur elle même, les dernières en revanche sautaient sur l’occasion de la liberté et accouraient vers la sortie sans prêter attention à Deliciae. L’une d’entre elle seulement tenta de remercier la jeune femme, elle attrapa sa main et prononça un merci que la tueuse n’entendit même pas, ce contact, sa peau avec celle d’un autre la rendit folle. Elle posa des yeux hagards sur les mains qui tenaient la sienne, la peur se lisait dans son regard, mais elle était mêlée à bien d’autre sentiment, haine, rage, colère et désespoir. Elle écarta sa main et dégaina son épée mais quand elle allait frapper la femme était déjà au bout du couloir, et elle retrouva ses esprits. Elle rengaina son arme lentement, en tentant de se cacher ce qu’elle savait déjà.

Quand elle atteignit son ancienne cellule, dont la porte était encore ouverte, elle fut interloquée par le spectacle de l’elfe brune attendant dans l’entrebâillement, hésitant entre sortir ou rester à l’intérieur. Les regards des deux femmes se croisèrent et Deliciae fronça les sourcils en lisant l’amour et la gratitude dans ceux de l’autre. Elle se retourna pour partir.
-Je m’appelle Leucosie … Leucosie Thélès…
Elle regarda par dessus son épaule, la fille s’était approchée d’elle, mais avait eu l’intelligence de rester quelques pas en retrait, elle la regardait toujours comme celle qui l’avait sauvé.
-Deliciae Virtus, lança l’ex Alumilia, et elle se mit en route avec sur ces talons la première membre de son renouveau.
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